L’architecture athénienne moderne a essentiellement obéi à une logique d’alignement sur les courants internationaux, d’adaptation de ces courants au contexte local. Dans les meilleurs cas, cet effort débouche sur une assimilation créative ou sur l’hellénisation des styles en vogue : par exemple, de l’éclectisme de l’École des Beaux Arts vers la fin du 19ème siècle, de l’Art Nouveau et du Jugendstil au début du 20ème siècle, du rationalisme, du classicisme moderne et de l’Art Déco dans la période de l’entre deux guerres, ou encore des courants dominants de l’architecture internationale après la seconde guerre mondiale – autrement dit du Style International, du néo-historisme, du brutalisme, du modernisme tardif, du postmodernisme, de la déconstruction et du néo-modernisme. Dans les pires des cas, on aboutit à une application fantaisiste des codes stylistiques internationaux.
L’architecture urbaine de la capitale grecque se distingue toutefois par deux particularités qui sont, d’une part, l’héritage significatif du néoclassicisme athénien du 19ème siècle et, d’autre part, l’attachement affectif des créateurs à l’architecture vernaculaire.